Déontologie

Obligations générales du professionnel de la relation d’aide

1. Respect des droits de la personne

Le professionnel de la relation d’aide réfère son exercice aux principes édictés par les législations nationales, européennes et internationales sur le respect des droits fondamentaux des personnes, et spécialement de leur dignité, de leur liberté et de leur protection.

Il n’intervient qu’avec le consentement libre et éclairé des personnes concernées.

Réciproquement, toute personne doit pouvoir s’adresser directement et librement à un professionnel de la relation d’aide.

Le professionnel de la relation d’aide préserve la vie privée des personnes en garantissant le respect du secret professionnel, y compris entre collègues.

Il respecte le principe fondamental que nul n’est tenu de révéler quoi que ce soit sur lui-même.

2. Compétence

Le professionnel de la relation d’aide tient ses compétences de connaissances théoriques régulièrement mises à jour, d’une formation continue et d’une formation à discerner son implication personnelle dans la compréhension d’autrui.

Chaque professionnel de la relation d’aide est garant de ses qualifications particulières et définit ses limites propres, compte tenu de sa formation et de son expérience.

Il refuse toute intervention lorsqu’il sait ne pas avoir les compétences requises.

Le professionnel de la relation d’aide a une formation professionnelle approfondie théorique et pratique apte à créer une compétence de praticien.

Il est passé lui-même par un processus psychothérapeutique approfondi.
Cette démarche personnelle est distincte de sa formation, bien qu’elle y participe fondamentalement.

Sa formation et son développement personnel doivent faire l’objet d’une constante régénération tout au long de sa carrière.

3. Responsabilité et probité

Outre les responsabilités définies par la loi commune, le professionnel de la relation d’aide a une responsabilité professionnelle.

Il s’attache à ce que ses interventions se conforment aux règles du présent Code.

Dans le cadre de ses compétences professionnelles, il décide du choix et de l’application des méthodes et techniques psychologiques qu’il conçoit et met en oeuvre.

Il répond donc personnellement de ses choix et des conséquences directes de ses actions et avis professionnels. Le professionnel de la relation d’aide a un devoir de probité dans toutes ses relations professionnelles.

Ce devoir fonde l’observance des règles déontologiques et son effort continu pour affiner ses interventions, préciser ses méthodes et définir ses buts.

4. Clause de conscience

Dans toutes les circonstances où le professionnel de la relation d’aide estime ne pas pouvoir respecter ces principes, il est en droit de faire jouer la clause de conscience. Il est averti du caractère relatif de ses évaluations et interprétations.

Il ne tire pas de conclusions réductrices ou définitives sur les aptitudes ou la personnalité des individus, notamment lorsque ces conclusions peuvent avoir une influence directe sur leur existence.

5. Dispositions légales

Le professionnel de la relation d’aide connaît les dispositions légales et réglementaires issues de la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.

En conséquence, il recueille, traite, classe, archive et conserve les informations et données afférentes à son activité selon les dispositions en vigueur.

Lorsque ces données sont utilisées à des fins d’enseignement, de recherche, de publication, ou de communication, elles sont impérativement traitées dans le respect absolu de l’anonymat, par la suppression de tout élément permettant l’identification directe ou indirecte des personnes concernées, ceci toujours en conformité avec les dispositions légales concernant les informations nominatives.

6. Devoirs du professionnel de la relation d’aide vis-à-vis des personnes qu’il reçoit

Dès lors qu’il s’est engagé dans un contrat thérapeutique avec une personne, le professionnel de la relation d’aide s’ engage à lui donner personnellement les meilleurs soins.

À cet effet, et s’il l’estime utile, il fait appel à la collaboration de tiers. Conscient de la relation très spécifique qui le lie aux personnes qu’il reçoit, le professionnel de la relation d’aide observe une attitude de réserve en toutes circonstances. Il s’abstient de toutes relations sexuelles avec ses patients ainsi qu’avec ses étudiants en formation et collègues en supervision. Il respecte l’intégrité et les valeurs propres des personnes qui le consultent dans le cadre du processus de changement.

Le professionnel de la relation d’aide se doit d’attirer l’attention de la personne qui le consulte sur sa responsabilité propre et sur la nécessité d’une coopération active et permanente de ce dernier. Dans le cadre de sa pratique, le professionnel de la relation d’aide instaure une règle de non-violence sur les personnes et les biens.

Chaque professionnel de la relation d’aide fixe lui-même ses honoraires en conscience. Il est soumis aux règles usuelles du secret professionnel qui s’étend à tout ce qu’il a vu, entendu ou compris au cours de sa pratique. Il prend toutes les précautions nécessaires pour préserver l’anonymat des personnes qui le consultent ou l’ont consulté. Si des raisons thérapeutiques nécessitent la collaboration avec une personne donnant des soins au consultant, le professionnel de la relation d’aide ne peut partager ses informations qu’avec l’accord de celui-ci.

Cet accord est implicitement donné dans un processus de cothérapie. En séance collective, le professionnel de la relation d’aide prescrit aux membres du groupe une obligation de secret quant à l’identité des participants et de discrétion sur le déroulement des séances. En séance de groupe, le professionnel de la relation d’aide interdit le passage à l’acte sexuel entre les participants et tout acte physique dommageable aux personnes et aux biens.

7. Usage de l’hypnose

l’hypnose est un outil de communication et non un acte médical.

8. Rapport à la médecine

Conscient de la spécificité de la psychothérapie et de celle de la médecine, le praticien en psychothérapie relationnelle invite le cas échéant la personne qui le consulte à s’entourer de toutes les garanties de cette dernière.

9.  Situations de droit commun

Le praticien ne peut se prévaloir du processus psychothérapique pour cautionner un acte illégal. Il est soumis aux obligations de la loi commune. Dans les cas de situations pouvant porter atteinte à l’intégrité psychique ou physique de la personne qui le consulte ou d’un tiers, il évalue avec discernement la conduite à tenir en tenant compte des dispositions légales en matière de secret professionnel, d’assistance à personne en danger et d’obligation de dénonciation de crime.